Pourquoi l’Éducation nationale recourt-elle autant aux vacataires ?
La question est éminemment structurelle. Depuis une quinzaine d’années, le nombre de remplacements ponctuels et de besoins d’heures spécifiques a explosé : congés maternité plus fréquents, croissance du nombre d’enseignants partant à la retraite (plus de 34 000 départs par an en 2022, source : Ministère de l’Éducation nationale), difficultés de recrutement en mathématiques, sciences, langues et vie scolaire.
Certaines académies (Créteil, Versailles, Lille) signalent jusqu’à 18 % des heures d’enseignement “non assurées” par des titulaires ou contractuels, nécessitant d’urgentissimes recours aux vacataires. Ce recours massif illustre les tensions qui traversent le système, mais aussi la place singulière des vacataires : de l’opportunité à la dernière roue de secours, leur présence garantit régulièrement la continuité des apprentissages.