Préparer efficacement l’entretien de régulation
Clarifier les objectifs partagés
La préparation dépend avant tout de la clarté des objectifs. Quelques exemples, fréquemment retrouvés :
- Évaluer la progression sur les objectifs fixés à l’entretien précédent ;
- Identifier ensemble une problématique professionnelle (gestion de classe, différenciation, posture d’autorité, adaptation au public, etc.) ;
- Faire émerger et expliciter la réflexion professionnelle du stagiaire ;
- Mettre en place conjointement des actions correctives, adaptées à la réalité du terrain.
Un outil simple et efficace consiste à élaborer un ordre du jour partagé, transmis au moins 48 heures avant (voire collaborativement conçu), pour éviter la dispersion et favoriser la focalisation sur les véritables besoins (Nicolas Go, Réussir son tutorat en éducation, Dunod, 2019).
Collecter des supports factuels
Le recours à des traces écrites (journal de bord, fiche de séance, grille d’auto-évaluation, extraits vidéo, copies d’élèves…) alimente le dialogue et l’enracine dans le réel professionnel. Il est pertinent de diversifier ces supports au fil du parcours, afin de nourrir une analyse plus fine des situations.
Préparer le cadre relationnel
L’important, sur le plan humain, est d’installer un climat de confiance mutuelle. Plusieurs leviers :
- Choisir un lieu calme et neutre, propice à la confidentialité ;
- Rappeler les règles de communication non-violente (écoute active, reformulation, respect des silences) ;
- Positionner chacun comme co-acteur : éviter toute posture dévalorisante ou surplombante.
Des études en sciences de l’éducation montrent que les stagiaires progressent mieux lorsque régulation et soutien cohabitent (Roland Goigoux, 2016).