Quelles conditions et quel parcours pour devenir remplaçant dans le public ?
Via les concours et l’affectation sur un poste mobile
Le parcours classique consiste à passer un concours de l’enseignement (CRPE pour le primaire, CAPES, CAPET, agrégation pour le secondaire), puis à être affecté comme titulaire sur zone de remplacement :
- ZIL (Zone d’Intervention Locale) pour l’école primaire : remplacements courts dans un secteur donné.
- Brigades dans le premier degré : remplacements moyens ou longs, élargis à une circonscription.
- TZR (Titulaire sur Zone de Remplacement) pour collège et lycée : remplacements sur une zone académique, pouvant recouvrir plusieurs départements.
En 2023, selon la DEPP (Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance), près de 10 % des enseignants titulaires du second degré public étaient TZR (soit environ 30 000 enseignants).
Sans concours : le recrutement comme contractuel remplaçant
Face à la pénurie persistante, l’Éducation nationale recourt de plus en plus à des employeurs non titulaires. Pour candidater en tant que contractuel remplaçant :
- Être titulaire d’un diplôme
- Pour le 1er degré (écoles) : généralement, licence minimum (Bac+3), mais certains recrutements locaux peuvent accepter Bac+2.
- Pour le 2nd degré (collège/lycée) : licence disciplinaire obligatoire, Bac+3 au minimum. Certaines disciplines très déficitaires procèdent à des dérogations ponctuelles.
- Candidater auprès des services académiques (DSDEN, rectorats)
- Déposez un dossier en ligne ou envoyez CV et lettre de motivation.
- Joignez vos diplômes, une pièce d’identité, extrait de casier judiciaire.
- Entretien éventuel avec un responsable de la circonscription ou du rectorat : il peut porter sur la motivation, la gestion du groupe, la connaissance des programmes. Depuis 2022, certaines académies mettent en place des « tests de positionnement pédagogique ».
Le recrutement de contractuels suppléants a explosé : selon le rapport du Sénat (2023), plus de 42 000 contrats temporaires étaient en activité durant l’année scolaire 2022-2023 dans les écoles et établissements publics, soit une progression de 35 % en cinq ans.
Les suppléants dans le privé : des spécificités à connaître
Dans l’enseignement privé sous contrat, on distingue :
- Les suppléants agréés : recrutés par les DDEC (directions diocésaines de l’enseignement catholique) ou directement par des établissements. Diplôme recommandé : Bac+2 dans le premier degré, licence pour le second.
- Un entretien obligatoire portant sur la motivation et la compréhension du projet éducatif.
- Possibilité de titularisation ultérieure après concours et validation professionnelle sur plusieurs années de suppléance.