La formation continue, pilier de la transformation pédagogique au quotidien
Les réformes qui se succèdent, l’évolution des profils d’élèves, l’irruption du numérique et la prise en compte de nouveaux axes transversaux comme l...
28 juillet 2026
Avant d’initier une demande de validation, il est essentiel de cerner ce que recouvre exactement la notion de "formation hors PAF". Le Plan Académique de Formation (PAF) regroupe l'ensemble des actions de formation continue proposées chaque année par les directions académiques et accessibles à l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale. Une formation "hors PAF" désigne donc tout dispositif non prévu ni organisé par le rectorat ou l’académie de rattachement. Elle peut prendre la forme :
La diversité de l’offre augmente la nécessité de s’assurer de la compatibilité de ces formations avec les exigences administratives de validation interne à l’Éducation nationale.
La validation d’une formation suivie hors PAF présente de réels enjeux professionnels et statutaires :
Selon l’arrêté du 23 juillet 2013 relatif à la formation continue des personnels enseignants (source : Légifrance), toute formation jugée pertinente pour l’exercice de ses missions peut, sur instruction de l’autorité académique, être prise en compte après examen.
Les rectorats et les inspections académiques s’appuient sur plusieurs critères pour instruire une demande de validation. Voici, synthétisés dans le tableau ci-dessous, les paramètres essentiels à considérer avant d’entamer la démarche.
| Critère | Exigence | Conseil pratique |
|---|---|---|
| Adéquation avec les besoins du service | La formation doit contribuer directement à l’amélioration ou au développement de pratiques professionnelles en lien avec le poste occupé. | Appuyer la demande par des références explicites aux missions et objectifs du service ou établissement. |
| Qualité et reconnaissance de l’organisme formateur | L’entité dispensant la formation doit être reconnue pour son sérieux et sa compétence (université, INSPE, institution agréée, etc.). | Joindre une présentation de l’organisme et, si possible, des taux de réussite ou d’insertion. |
| Volume horaire significatif | Une formation trop courte (inférieure à une demi-journée) sera rarement validée. | Veiller à indiquer clairement le nombre d’heures de formation effectives. |
| Preuve de l’assiduité et de la réussite | Un justificatif de présence et/ou de validation (attestation, certificat de réussite) est indispensable. | Demander ces documents dès la fin de la formation pour éviter tout délai ultérieur. |
Certains rectorats recommandent, lorsque cela est envisageable, de solliciter l’accord du supérieur hiérarchique (chef d’établissement ou IEN) avant d’entamer la formation. Cette étape, bien qu’elle ne soit pas toujours obligatoire, peut faciliter la reconnaissance de la formation suivie par la suite. Elle permettra d’intégrer la démarche dans le plan de formation individuelle et d’en justifier la pertinence vis-à-vis du service.
La constitution du dossier est déterminante. Il doit contenir :
Il est utile d’organiser ces pièces de façon claire et lisible. Le recours à un sommaire ou à une lettre de motivation synthétique est un plus.
Le dossier constitué doit être transmis à la DAFPEN (Délégation Académique à la Formation des Personnels de l’Éducation Nationale) de l’académie, ou parfois à la DRH d’établissement pour les personnels non enseignants. Certaines académies offrent un dépôt dématérialisé via leurs plateformes internes ; d’autres privilégient l’envoi papier. Lisez attentivement les instructions transmises dans votre académie (exemples de dispositifs : Portail ARENA, I-Prof, outils internes).
Le dossier est examiné par une commission académique ou une instance ad hoc qui statue sur la recevabilité et la portée de la formation. Cette étape peut prendre plusieurs semaines, en fonction du calendrier des commissions (souvent une à deux sessions annuelles).
N’hésitez pas à solliciter le secrétariat de votre établissement ou la DAFPEN pour suivre l’état d’avancement du dossier.
Une fois la formation validée, il importe de savoir la valoriser concrètement :
Certaines formations validées peuvent permettre de candidater à des certifications professionnelles complémentaires (CAFFA, CAFPEN, habilitations spécifiques), ou de postuler à des missions particulières (formateur académique, référent numérique, etc.).
Pour aller plus loin ou vous aider concrètement dans la démarche :
La capacité de l’institution à reconnaître des parcours formatifs pluriels constitue un enjeu majeur pour le développement et la valorisation du métier d’enseignant. Dans un contexte où les compétences se diversifient et où l’innovation pédagogique est de plus en plus attendue, chaque professionnel gagne à maîtriser la démarche administrative de validation. C’est aussi un acte de responsabilité individuelle pour faire reconnaître la richesse, la singularité et la pertinence de ses initiatives formatives au service du collectif.
À l’avenir, la fluidification des démarches et une transparence accrue sur les critères d’éligibilité figurent parmi les principales attentes des personnels, pour une professionnalisation toujours plus reconnue et soutenue.