Les attendus institutionnels : un cadre clair, mais évolutif
Les attentes des formateurs INSPE ne relèvent ni de l’arbitraire, ni de la seule subjectivité. Elles s’inscrivent dans un cadre institutionnel balisé depuis la réforme de la formation des enseignants et la création des INSPE en 2019 (Décret n° 2019-964 du 18 septembre 2019).
Le référentiel de compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation (BOEN n°30 du 25 juillet 2013) sert de guide incontournable. Il pose 14 compétences ciblant, entre autres, l’éthique professionnelle, la maîtrise disciplinaire, la mise en œuvre pédagogique, la conception d’évaluations et la contribution au fonctionnement de l’école ou de l’établissement.
- Chaque compétence est observée à travers des situations concrètes en classe et lors des temps en INSPE.
- L’année de stage doit montrer que le stagiaire s’engage dans leur acquisition, même si la maîtrise totale n’est exigée qu’en fin de titularisation (source : Ministère de l’Éducation nationale).
- Le formateur adopte une posture d’accompagnement, cherchant à repérer les processus d’apprentissage professionnels en cours chez le stagiaire.
Mais, si le cadre apparaît stabilisé, les priorités peuvent évoluer selon les contextes académiques et les défis identifiés — inclusion, gestion de la diversité, éducation aux médias, etc.